Réforme constitutionnelle kényane

Mise en place de la Constitution kényane de 2010 : les cinq premières années

Le Centre soutient un projet de recherche à long terme dirigé par l’Institut Katiba portant sur la mise en place de la Constitution kényane. L’étude met l’accent sur les dispositions qui concernent l’unité et l’identité nationales, incluant celles reliées à la langue, à la culture, à la dévolution et à l’éducation. Les résultats seront publiés dans une série de documents sous la direction de Yash Pal Ghai, directeur de l’Institut Katiba. Des activités de diffusion seront organisées au Kenya et à Ottawa au début de 2018. Les résultats de la recherche contribueront également à éclairer la conception d’un événement soulignant les 10 années qui se sont écoulées depuis la violence postélectorale de 2007 au Kenya.

Yash Pal Ghai

Yash Pal Ghai est le directeur de l’Institut Katiba à Nairobi. Auparavant, il a été président du Groupe des avis constitutionnels du PNUD au Népal et représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour les droits de la personne au Cambodge. M. Ghai a commencé sa carrière universitaire internationale en tant que professeur de droit et spécialiste en droit constitutionnel en fondant la première école de droit de l’Afrique de l’Est à Dar es-Salaam, en Tanzanie. En 1989, il a été nommé professeur de droit public à l’Université de Hong Kong. Il a conseillé plus de vingt pays sur des questions de rédaction constitutionnelle et d’autres enjeux, notamment l’Irak, l’Afghanistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Népal, la République des Fidji, la Somalie, la Libye et le Kenya (où il a présidé la Commission de révision de la Constitution du Kenya (CKRC) de 2002 à 2004 et la Conférence nationale constitutionnelle « Bomas »). Ses intérêts de recherche portent sur le constitutionnalisme et les droits de la personne, les conflits ethniques, la sociologie du droit ainsi que le fédéralisme et l’autonomie. Il a publié de nombreux écrits sur le droit public, les droits de la personne et les conflits ethniques. En 2011, le professeur Ghai a créé l’Institut Katiba pour promouvoir le savoir et les études du constitutionnalisme et pour faciliter l’application de la nouvelle Constitution kényane. Ses activités comprennent des publications sur la Constitution, des ateliers sur des questions d’ordre constitutionnel, les litiges d’intérêt public, le développement des systèmes juridiques et judiciaires, l’établissement de gouvernements nationaux, la réforme foncière, la révision de projets de loi pour la mise en place de la Constitution et la promotion de la participation des Kényans dans les affaires publiques. L’Institut travaille en partenariat avec de nombreuses institutions civiles, académiques et étatiques kényanes et internationales.